Timst’s Happy Place

Gestion du temps

by timst on novembre 30, 2014

Aujourd’hui on va parler d’un de mes sujet favori : le TEMPS. On est presque rendu fin 2014, et comme souvent dans ce genre de cas, ça m’a fait penser à quel point tout va vite. Ça fait longtemps que j’ai réalisé ça bien sûr: je crois que j’avais 16 ans quand j’ai commencé à me dire « wow, ça va un peu trop vite pour moi maintenant ». Je ressens parfois la vie comme si c’était un tapis roulant sans fin, depuis lequel j’essaye, sans succès, de m’accrocher aux objets qui passe sans parvenir à le ralentir ou l’arrêter. Dans ces moments je perçois clairement chaque seconde qui passe comme étant irrécuperablement écoulée, passant devant mes yeux du futur au passé, en l’espace de, hmm, une seconde. D’ailleurs, j’ai même acheté cette montre pour m’aider à visualiser l’effet :

 

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Source. Elle coutait pas ce prix là à l’époque donc on doit pouvoir la trouver moins cher ailleurs.

 

Quand j’étais à l’école j’avais une sorte de « jeu », où au début de chaque vacances scolaires je me disais, « ah, tu vera, ça parait infini comme ça mais en moins de temps qu’il en faut pour le réaliser, je serai déjà en train de penser « tiens, voilà, c’est fini » ». Pourtant, ces vacances, c’était deux semaine! DEUX SEMAINES! Et pourtant, à chaque fois, le moi-pré-deux-semaines s’avérait avoir raison et le moi-post-deux-semaines rigolait en y repensant.

Mais bon. Le problème c’est pas trop le temps lui même, mais cette accélération sans fin. Petit, la distance entre mon anniversaire et Noël (7 mois) semblait comme une traversée du désert. J’en comptais les jours, attendant avec impatience d’arriver au prochain Gros Truc. C’était comme un calendrier de l’avent permanent. Maintenant, mon anniversaire, c’est plus quelque chose qui me tombe dessus sans que je ne le réalise vraiment. Et nul doute qu’un jour ce sera carrément quelque chose que je redouterai.

Autre anecdote de mon enfance : visiter mes grand-parents, qui habitent à 200 km de chez nous. Par voiture, ça prenait genre deux heures et demi. C’était le purgatoire. Rien, rien dans ma vie ne semblait prendre plus longtempt que cette migration annuelle vers la terre de mes ancètres. J’avais l’impression d’être dans un de ces vaisseau-génération qu’on voit dans les films de science fiction, envoyé pour un voyage de 1000 ans vers un nouveau système solaire. La route n’en terminait pas de se dérouler et je demandais à mon père de m’annoncer la distance restante sous forme de fraction, genre « plus qu’un tiers et on y est ». C’était sans fin. De nos, jours, je me rends à Stockholm par bus peut-être trois ou quatre fois par an. À chaque fois c’est un voyage de six heures, plus une heure de pause. Quand j’avais huit ans, un tel periple, c’aurait été l’Odysséee en slow motion. Maintenant ? Ça m’arrive régulièrement d’amener un livre ou mon ordinateur histoire d’avoir quelque chose à faire, pour au final ne même pas le sortir de mon sac vu que je le trajet est fini plus rapidement que prévu. Comment on en est arrivé là, je n’en ai aucune idée.

 

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Remarquez que je trouve toujours des moyens d’étendre même de courtes périodes à l’infini.

 

Il y’a bien sûr, en partie, une explication rationelle à ce phénomène. Après tout, plus on vieillit, plus chaque jour, mois ou année représente une petite portion de notre vie. Quand on a cinq ans, un an de plus, c’est 20% de sa vie. Quand on en a vingt, c’est plus que 5%. Et plus on vit, plus on se répète. Vous vous souvenez de votre noël de y’a trois ans vous ? Et de votre 30 Décembre ?

Ce qui m’amène à ce que j’ai décidé d’appeler La Recette Magique de Tim pour Ralentir Le Temps, histoire d’avoir un gimmick à vendre si jamais je monétise ce blog. Basiquement (et là ça va devenir très américain à la « laissez moi vous aidez à vous aider vous-même » et je m’excuse à l’avance), il faut vivre de nouvelles expériences. En écrivant le paragraphe sur le tapis roulant, j’ai réalisé que j’avais pas eu cette sensation depuis un moment. Depuis que je suis arrivé en Suède, en fait. Pourquoi? S’agit-il d’un pays magique où l’on ne vieillit pas ? (Non. (Ne vous laissez pas tromper par leur système de santé avancé)). C’est juste que pendant ces 2.5 dernières années, mon existence a été remplie de nouvelles tranches de vies. J’ai vécu des choses que je n’avais jamais vécu et que je ne revivrai probablement jamais. J’ai vu plus, voyagé plus, rencontré plus, ressenti plus que jamais auparavant. J’ai vu le monde, et le monde m’a récompensé en m’offrant un trésor d’expériences.

 

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Un peu comme ça, mais avec moins de terrorisme.

 

Voilà. J’aurais préféré éviter conclure sur une note aussi cliché que « la vie c’est mieux avec des expériences nouvelles », mais dommage, c’est vrai. Il n’y a rien de plus oubliable que la routine. Y’a deux étés de celà, j’ai passé trois mois à travailler dans une supérette. J’ai vu personne et rien fait d’autre de tout l’été. Je peux facilement condenser tout l’été dans un seul jour, et condenser ce jour en une phrase : « J’ai vendu des baguettes aux touristes. C’était pas trop mal. Le boss était con ». Voilà, un quart d’une année, résumé en 16 mots. À comparer avec mon mois d’Avril, qui était plein à craquer d’expériences au point que je ne saurais même pas par où commencer. Cette nuit dans un aquapark à Milan, peut être ? La fois où j’ai grimpé un glacier en Norvège ? Ça c’est ceux qui font le plus vantard, mais en réalité ce mois était plein d’évènements et d’émotions, grands et tragiques, tous mémorables. Le bilan : en un mois j’ai vécu plus qu’en une saison entière. C’est pas le temps qui compte. C’est ce qu’on en fait.