Timst’s Happy Place

90 Jours

by timst on décembre 1, 2012

De temps en temps je réalise à quel point on s’adapte facilement. J’en suis rendu à parler anglais tous les jours sans même m’en rendre compte, ou à cuisiner avec des allemands et des turcs, danser avec des japonaises, et manger des fajitas à la sauce masala en écoutant du british folk. Cet endroit est un maelström de cultures et de sous-cultures, et ce que je fais tous les jours ici aurait été considéré exceptionnel si je l’avais fait l’année dernière, mais maintenant, c’est devenu commun. Banal, presque. Des non-évènements. Peu importe à quel point ce qui se passe autour de moi est bizarre, je trouve toujours moyen non seulement de m’y adapter, mais aussi de ne même pas remarquer l’étrangeté de la situation.

 

 

Bus lights

Bon sauf ces trucs de lampes solaires aux arrêts de bus, ça ça reste super weird.

 

 

Il commence à neiger dehors. C’est que la seconde fois et déjà ça parait familier, alors que je viens d’un endroit où les marée noires sont plus courantes que les chutes de neige. En général, tout ici est un étrange mélange de traditions locales et d’habitudes importées. J’ai un corridormate qui fait son traditionnel apéritif marseillais… avec du pastis trouvé en Allemagne. Un autre qui regarde tous les matchs de football américain de son université, via internet. Le campus est plein d’étudiants asiatiques, pour qui le culture shock doit être encore plus immense. Et pourtant, ils s’adaptent, et on les retrouve en train de manger de la dinde farcie avec des baguettes ou de piller le rayon ramen des supermarchés.

 

 

Ramen

Ramen med biff.

 

 

Et peu à peu on s’intègre, ce qui est particulièrement aisé quand on est européen, d’ailleurs : j’ai reçu hier mon « personnumer », le numéro d’identité unique suédois. Dans la lettre il y’avait également un acte de naissance (oui), et j’ai envoyé une demande pour ouvrir un compte en banque. J’ai mis à jour mon CV en indiquant mon adresse locale et mon numéro de téléphone suédois. Peu à peu ma vie s’installe ici, et finalement, c’est pas un aussi gros choc que ce qu’on pourrait penser.

 

 

Et bientôt, mon premier noël blanc.