Timst’s Happy Place

30 Jours

by timst on octobre 2, 2012

Ok, ça fait un mois maintenant. Ça fait aussi un mois que j’essaye d’écrire ce post, sans succès, sans doute parce que y’a tellement de choses à dire que c’est difficile de savoir par où et comment partir.

Commençons par les banalités. Si je ne l’ai pas précisé avant, je suis depuis un mois et jusqu’en 2014 à Linnaeus University, une institution récemment fondée dans le Småland, le sud de la Suède (si vous avez déjà vu ce nom quelque part, c’était sans doute à Ikea, vu que c’est de là qu’ils viennent). L’université se compose de deux campus, un au bord de la mer Baltique à Kalmar, et un, plus important, dans le chef lieu régional de Växjö. Je suis dans ce dernier.

Flag of the university

 

Contrairement à la plupart des campus en France, Linnéuniversitetet à Växjö est un vrai campus à l’américaine, avec une sorte de parc contenant à la fois les bâtiments éducatifs, administratifs, les logements des étudiants, et même des restaurants et des boîtes de nuit. Du coup on est jamais à plus de 500 m de quoi que ce soit, et ça change complètement la vie étudiante : quand j’étais à Nantes, après les cours je rentrais à mon appart qui, même s’il était en ville aussi, se trouvait dans un quartier complètement différent. Du coup, sauf rares exceptions, je croisais jamais personne de ma classe en dehors des cours. Si je voulais sortir, fallait que j’aille moi même chercher une occasion, et si je voulais voir quelqu’un, fallait prendre rendez vous à l’avance. En général, c’était très rare que des interactions sociales émergent naturellement de ce genre d’écosystème (sociospeak !). Du coup, si on a déjà pas un très grand penchant pour le relationnel, il se passe rien.

 

C’est pas le cas du tout ici. Tout le monde étudie sur le campus, mange sur le campus, vit sur le campus. Ça veut pas dire que les gens sont toujours accessibles bien sûr (c’est relativement grand, et rien ne t’empêche de rester dans ta chambre comme un hikikomori), mais les chances de tomber par hasard sur quelqu’un en allant chercher le pain ou en revenant de la bibliothèque sont massivement plus grandes ici. Idem pour les soirées : entre le bouche à oreille et le fait que tout le monde utilise facebook, organiser quelque chose se fait super facilement et le moindre event attire des centaines d’étudiants qui n’ont pas à se soucier de chercher quelqu’un pour les amener ou de trouver un capitaine de soirée (où est-ce qu’on dit SAM ? je suis perdu dans les initiatives ringardes du gouvernement). Résultat, on obtient un cercle vertueux où rencontrer des gens est beaucoup plus simple, ce qui permet ensuite d’accéder à plus de soirées, etc. (j’espère que vous trouvez mes balbutiements dans le monde social adorable, c’est mon côté jeune).

 

VIS Welcome Dinner

Au Welcome Dinner organisé par l’association des étudiants internationaux. Arriverez-vous à me retrouver ? (Indice : je suis en plein milieu et la perspective mène vers moi. Vous pouvez vraiment pas me louper.)

 

Et ça tombe bien, parce que errer dans les rues entre mon appart et la bibliothèque constitue mon occupation principale ces derniers temps. En effet, il n’y a pratiquement pas de cours ici ; cette semaine, j’ai 4 leçons de 1h30, et la semaine dernière j’en ai eu juste deux, le mardi et mercredi. Mais tout ce temps qu’on passe pas devant des profs (malin l’astuce budget), on le passe devant ses devoirs, vu qu’ici la charge de travail est vraiment, vraiment importante. J’ai toujours rigolé en France quand on me disait à l’école qu’au collège ce serait 1h de devoir par jour, ou au collège quand on me disait qu’au lycée ce serait 2h de devoir par jour, où au lycée quand on me disait qu’à l’université il faudrait que je demande à Dumbledore de me trouver un Retourneur de Temps, mais ici c’est bien le cas.

La prochaine fois je parlerai de ce que je fais quand je suis pas en train d’essayer de comprendre ça :

Lecture slide

Haha, sacré Eades, toujours le bon tuyau.